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Messahel met en exergue les relations "historiques" entre l’Algérie et la Guinée


ALGER - Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a mis en exergue, lundi à Alger, les relations "historiques" entre l’Algérie et la Guinée, affirmant que les Présidents des deux pays ont décidé de donner une "nouvelle impulsion" à la coopération bilatérale.

Dans une déclaration à la presse en marge de la 3e session de la commission mixte algéro-guinéenne dont les travaux seront sanctionnés mardi par la signature de plusieurs accords, M. Messahel a rappelé que la Guinée est un pays avec lequel l’Algérie entretient des relations historiques datant de la période de la Guerre de libération nationale.

Il a également qualifié les relations entre les deux pays d’"anciennes", d’où la relance de la commission mixte de coopération qui se tient lundi et mardi à Alger.

"Grâce à la volonté de nos deux chefs d’Etat, le Président Abdelaziz Bouteflika et son frère Aplha Condé, nous avons décidé de donner un nouvelle impulsion à la coopération entre les deux pays", a indiqué M. Messahel.

Il a rappelé, à cet égard, que le président de la Guinée, également président en exercice de l’Union africaine, et a confié au Président Abdelaziz Bouteflika la mission de diriger la stratégie africaine en matière de lutte en contre le terrorisme.

A ce titre, le président de la République avait soumis, lors du dernier sommet de l’UA, un mémorandum sur l’approche algérienne en matière de lutte antiterroriste, que ce soit dans le domaine de la prévention que de la lutte elle-même ou de la dé-radicalisation", a indiqué M. Messahel.

"Ce sont des questions qui intéressent la partie guinéenne et nous avons, à cet effet, convenu d’échanger nos expériences de manière à ce que la coopération dans ces domaines précis fasse l’objet d’un intérêt particulier de la part de nos deux pays", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Messahel a relevé que la question de la migration clandestine "préoccupe les deux pays", précisant qu’il a convenu avec son homologue guinéen, Mamady Touré, d'"approfondir la question par l’échange d’informations et par une coopération accrue".

Il s’agit, a-t-il expliqué, de "conjuguer les efforts des deux pays pour lutter contre ce phénomène qui est en train de constituer une véritable menace pour la stabilité et le développement des pays africains".

Pour ce qui est de la coopération économique, M. Messahel a indiqué qu’il a convenu avec son homologue guinéen de dégager, d'une part, une feuille de route pour "marquer les prochaines étapes de la coopération bilatérale" et, d’autre part, un comité de suivi pour "suivre la mise en oeuvre des décisions prises à l’occasion de cette commission mixte".

Dans le même sillage, M. Messahel a annoncé la signature, à l’issue de la commission mixte, d'une dizaine d'accords afin de permettre aux opérateurs économiques de prospecter les possibilités des marchés dans les deux pays.

Il a expliqué que ces accords "vont baliser les prochaines étapes dans le domaine de la coopération économique".