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Commémoration du 17 octobre 1961 : la vérité historique permet de remonter les tragédies


PARIS - A l'issue du recueillement à la mémoire des victimes algériennes du massacre du 17 octobre 1961, la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, a déclaré que "L'Algérie est un pays frère avec lequel nous avons une part d'histoire, une part tragique, et la vérité historique permet de remonter tout cela". Estimant que l'histoire et la mémoire "nous aident aussi à grandir et à regarder l'avenir", Mme Hidalgo a annoncé le remplacement de la plaque commémorative des tragiques événements par une stèle artistique d'ici 2019: "Il faut dire que les mentalités ont évolué, aujourd'hui personne ne remet en cause la stèle commémorative. Je n'ai reçu aucune opposition sur l'idée d'améliorer, d'aménager ce lieu de commémoration pour qu'il soit un lieu de recueillement encore plus solennel".

La cérémonie de recueillement, devant la plaque commémorative de ce tragique événement, s’est déroulée, rappelle-t-on, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, de la maire de Paris, de témoins et moudjahidine, de personnalités politiques, des élus, du recteur de la Grande mosquée de Paris.

Durant la cérémonie, à laquelle a participé un groupe d'élèves de l'Ecole internationale algérienne de Paris, l'ambassadeur d'Algérie et la maire de Paris ont déposé des gerbes de fleurs, avant d'observer une minute de silence.

Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé mercredi que la République française "doit regarder en face" le massacre des Algériens à Paris et sa banlieue le 17 octobre 1961.