En 1833, afin « de recueillir sur le terrain les
faits permettant d’éclairer le gouvernement »,
Louis-Philippe envoie une commission dans le pays à laquelle
participent des artistes; ceux-ci dessinent tout ce qui
leur semble différent de la France; ils racontent
leurs impressions dans des récits, voire des guides
de voyage. Ils découvrent un monde qui leur paraît
préservé depuis l’Antiquité et
opposé en tout a leur propre civilisation.
Alger aussi fascine les voyageurs. Avec son port, sa casbah,
ses portes, ses mosquées, ses dômes et ses
minarets, sa blancheur, elle s’impose plus que jamais
comme la ville lumineuse, mystérieuse. Renoir y
séjournera deux fois dans les années 1870-1890.
Les impressions de ces voyageurs alimentent la réflexion
sur les colonies. Certains pensaient que la France devait
apporter sa civilisation – supérieure selon
eux – a d’autres pays. D’autres croyaient
au contraire que les cultures du Maghreb étaient
heureusement préservées des effets néfastes
de l’Occident industriel. Les tableaux que peignent
les artistes évoquent ces contradictions.
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Armand Point
Cavalier arabe dans le Sud algérien (1887)
Huile sure toile 93x71 cm,
Musée Quesnel Morinière Coutances.
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