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Une délégation d'Universitaires Canadiens en visite en Algerie



M. Gilles Patry, recteur de l’université d’Ottawa (Canada), entreprendra depuis samedi une visite de travail en Algérie qui devra aboutir à la signature d’une série d’accords de coopération avec les universités d’Alger et de Béjaia, a-t-on appris samedi de source diplomatique algérienne dans la capitale canadienne.

Cette visite fait suite à la tournée effectuée, en novembre, dernier dans plusieurs villes universitaires canadiennes, par une délégation de recteurs et responsables de programmes de coopération des universités d’Alger et de Béjaia, a- t-on expliqué de même source.

Elle répond également aux nécessités de suivi des recommandations issues de la dernière visite des responsables universitaires algériens au Canada qui avait abouti à la signature de plusieurs accords de coopération.

Il s’agit, rappelle –t-on, du lancement d’activités et d’actions de coopération dans le cadre du programme de recherche universitaire Algérie-Québec (PURAQ), dont une dizaine de projets de recherche avait été signée en décembre dernier à Alger.

Au cours de sa visite en Algérie, Gilles Patry sera accompagné par un éminent professeur et chercheur d’origine algérienne, Azzedine Boukerche, ancien chercheur à la NASA, l’agence spatiale américaine, titulaire d’une chaire de recherche au Canada en systèmes de simulation interactive repartis à grande échelle et en systèmes informatiques et réseaux mobiles. Le professeur Boukerche animera des conférences à l’Universités de Béjaia, au CERIST d’Alger et à l’université d’Oran (USTO), sur le thème de "un plan d’intervention en cas d’urgence autour d'une simulation interactive: Un banc d’essai nécessaire pour la sécurité publique".

Le Pr. Boukerche, qui a bénéficié en 2006, d’une subvention du gouvernement de l’Ontario (Canada), mène actuellement une recherche sur le développement d’une technologie de l’informatique de pointe pour les interventions en cas de catastrophes naturelles et d’autres situations d’urgence.

L’Université d’Ottawa, qui regroupe plus de 35.000 étudiants, est la plus importante université bilingue (anglais-francais) en Amérique du Nord. Elle se classe parmi les grandes universités canadiennes à force vocation de recherche, notamment en chirurgie cardiaque et en génie mécanique. Elle occupe la cinquième place des universités canadiennes dans le classement de l’intensité de recherche.


Signature d’une convention de partenariat entre les universités d'Alger et d’Ottawa

Une convention de partenariat entre les universités d’Alger et d’Ottawa (Canada) portant sur les échanges d’enseignants, d’étudiants et d’informations scientifiques a été signée lundi à Alger.

L’encadrement mutuel des thèses universitaires, la création d’équipes de recherche mixtes dans les domaines d’intérêts communs, la participation réciproque dans les séminaires scientifiques figurent parmi les axes de cet accord signé par M. Tahar Hadjar, recteur de l’université d’Alger, et par M. Gilles Patry, Recteur et Vice-chancelier de l’université d’Ottawa en visite en Algérie.

Cette convention vient après la visite effectuée, il y a deux mois, à Ottawa par M. Hadjar, M. Djoudi Merabet, Recteur de l’Université de Béjaia, et d’une enseignante représentant l’université des sciences et de la Technologie Houari-Boumediene (USTHB), a t-on indiqué à l’occasion de la cérémonie de signature.

M. Hadjar a souligné que la visite de la délégation algérienne au Canada avait pour but de conclure des conventions entre des universités algérienne et canadienne notamment celles qui proposent un enseignement en Français.

Il a révélé, par ailleurs que sur une cinquantaine de demandes de bourse à l’étranger ( 12 à 18 mois) formulées par des enseignants algériens pour terminer leurs thèses, 40 ont reçu une réponse favorable, parmi lesquels certains vont poursuivre leur cursus à Ottawa.

Cela entre dans le cadre du programme national exceptionnel qui consiste à envoyer annuellement quelque 500 enseignants en phase de finalisation de thèses dans divers pays pour l’obtention d’un doctorat d’État, a-t-il expliqué.

Il a annoncé aussi, qu’après un concours, un groupe de 15 étudiants de 1ere année dans le nouveau système LMD sera bientôt en stage de 6 semaines aux État-Unis d’Amérique, alors qu’un autre groupe se rendra l’année prochaine au Canada.

De son coté, M. Patry a indiqué que son université envisage une collaboration, avec celle d’Alger, visant à encourager la mobilité étudiante et professorale, et améliorer les possibilités conjointes de recherche, d’enseignement et d’apprentissage.

L’université d’Ottawa, a-t-il dit, reçoit chaque année une moyenne de 36.000 étudiants, dont la plupart viennent de 130 pays. C’est une université composée de 10 facultés sur les arts, la médecine, l’ingénierie, l’éducation, le droit, la gestion et la recherche notamment, a-t-il précisé. Au cours de cette cérémonie, M. Hadjar a annoncé la célébration en 2009 du centenaire de l’Université d’Alger.

Nous allons inviter toutes les universités qui ont plus de 100 ans, a-t-il dit, ajoutant qu’un vaste programme d’activités scientifique, culturelle et sportive marquera cet anniversaire qui sera célébré du 1er janvier au 31 décembre 2009.

Nous avons un Musée anatomique unique au monde, qui sera inauguré à cette occasion et ou est exposée la momie "Lucie" une fille de 14 ans, a-t-il précisé.

Signature d’une convention de partenariat entre les universités de Bejaia et d’Ottawa

Une convention-cadre de partenariat portant sur la mise en place d’un réseau de recherche bilatérale et sur l’échange d’étudiants a été signée, dimanche, à Bejaia entre les universités de Bejaia et d’Ottawa (canada).

Les deux universités envisagent, à la faveur de cette convention, paraphée conjointement par M. Djoudi Mérabet, recteur de l’université de Bejaia et M. Gilles Patry, recteur et vice-chancelier de l’université d’Ottawa, une coopération stratégique dans le domaine du génie informatique et les technologies de l’information.

L’Université de Bejaia, qui connaît une activité de recherche intense par le biais de son école doctorale, l’une des toutes premières dans le pays, a formé, à ce jour, une soixantaine de magisters et entamera dés cette année, des soutenances de doctorat, a souligné M. Mérabet qui précise, par ailleurs, que ce groupe de diplômés, est tout indiqué pour renforcer le métier d’enseignant et la formation des formateurs en matière de recherche.

Dans ce cadre, l’université d’Ottawa devrait apporter, en vertu de cette convention, un dispositif de mobilité (estudiantine et professorale) entre les deux établissements et en participant à l’enseignement local par le biais des visioconférences.

En outre il est question de l’éventualité pour la partie canadienne de faire des offres de formation, autant dans les nouvelles filières que dans le domaine des lettres et des sciences humaines.

L’université, qui regroupe 36.000 étudiants et prés de 900 chercheurs dont une pléiade d’algériens, engagée comme directeur de "labo" est réputée pour sa vocation de recherche et les résultats tout à fait innovants qui y sont produits.

Cette convention est la 30eme du genre que Bejaia signe avec les universités étrangères. Elle vise, selon les dirigeants de l’université à jeter les bases à même d’en faire un pole d’excellence dans plusieurs domaines.

 

 

Algérie Presse service (APS)
24 février 2008


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